Mobilité

De programme
Sauter à la navigation Sauter à la recherche


Voici les propositions de la campagne concernant le domaine de la mobilité et des transports


• Partir des besoins et de l'intérêt général et dans le respect de l'environnement pour redynamiser les transports et non en fonction de l'offre ou de l'intérêt particulier d'un petit nombre.

Développement des transports publics et sous maîtrise publique et mesures de gratuités immédiates pour les moins de 25 ans et pour l’ensemble des étudiants en visant la gratuité des transports en commun pour tous dans le cadre de la politique nationale pour le droit à la mobilité par des aides aux autorités organisatrices des transports urbains et péri-urbains.

• Un aller-retour gratuit pour chaque habitant en TER dans la région.

• Augmenter les rotations des cars inter-urbains : 3 aller-retour par jour à minima.

• Gratuité des parkings à proximité des gares sur présentation du titre de transport.

• Mobilité des personnes en situation de handicap : aménager l’accessibilité des quais et assurer la présence d’agents sur les quais, notamment dans les petites gares.

• Aménagement du territoire : les transports alternatifs pour toutes les zones rurales, éloignées des TER (covoiturage, véloroute, navettes dans des lieux non desservis).

Refuser l’ouverture à la concurrence des TER et développer les lignes d’intérêt local.

Rouvrir les gares fermées et organiser un moratoire sur les projets de fermetures de guichets, des gares et des lignes de train. Revendication au niveau national que les investissements soient assurés par la SNCF. Réouverture et redynamisation des lignes du territoire : cf. les lignes à réouvrir et à défendre sur la Carte des luttes en Auvergne et Rhône-Alpes.

• Redéveloppement de comités de lignes pour le ferroviaire et de territoires. Associer les citoyens, les travailleurs, les syndicats, les associations et les élus dans les grandes transitions doit se faire autour d'une planification qui intègre l'ensemble des dynamiques sociales, écologiques et technologiques. Chaque transport collectif devra faire l'objet de comités locaux de suivi, d'évaluation et de développement de la part des usagers, collectifs, associations, syndicats et professionnels du secteur.

• Renégocier la convention SNCF et réaffirmer la présence humaine dans les gares et dans les trains comme garantie indispensable au bon fonctionnement du service public ferroviaire.

Redynamiser les réseaux de transports de marchandise intra-régionaux dans le respect de l'environnement et sans créer de nouveaux axes grande vitesse., via le réseau ferroviaire mais aussi fluvial lorsque l'opportunité se présente. Réouverture immédiate de la ligne de la Brévenne.

Création d'agences de mobilités multiservices dans les bassins de vie pour favoriser la multimodalité, avec notamment un support de tarification universel et des offres groupées incluant train, autopartage, vélo, cars, accès aux réseaux de transports urbains (bus, trams, métros) ou transport par câble le cas échéant. Faciliter la multimodalité avec notamment des aires de covoiturage en gare, l'embarquement des vélos sur les cars et dans les trains, des accès piétons de qualité.

Soutenir les déplacements à vélo :

- Permettre l’intermodalité train – vélo : Développer le stationnement vélo sécurisé dans toutes les gares de la région pour être plus ambitieux que la loi LOM. Rendre l’ensemble des quais de gares accessibles aux cyclistes (ascenseurs, pentes ou goulottes). Garantir un minimum de 12 places vélos (non démontés) par rame de train. Rendre 100 % des gares accessibles à vélo par des liaisons cyclables de rabattement.

- Économie : Soutenir par des subventions les associations d’écomobilité selon des critères d’actions réalisées pour la promotion de l’écomobilité, ou via des appels à projet. Financer la mise en œuvre et l’accompagnement de plans de mobilité inter-entreprises.

- Tourisme à vélo : Accélérer l’aménagement des voies vertes et autres grands réseaux cyclables (ex : ViaRhôna, Voie des Confluences, Via Fluvia, Voie Bleue, Via Allier...) et notamment travailler sur la jonction entre les différents tronçons. Valoriser leur intérêt dans les déplacements quotidiens. Développer des services-vélo le long des itinéraires touristiques : jalonnement, information sur les sites touristiques, entretien du vélo (et fléchage vers les ateliers vélos situés à proximité de l’itinéraire), point d’eau, sanitaires, consignes pour les bagages (lieux touristiques). Assurer des emplacements vélo dans les cars et trains le long des itinéraires cyclables, avec possibilité de réserver, et renforcer le service pour les départs et retours de week- ends et vacances.

- Formation vélo : Participer au financement de formations de Technicien·nes cycles, vendeurs et vendeuses technicien·nes cycles (CQP), formateur et formatrice vélo-école, formateur et formatrice en écomobilité, en vue de développer les ateliers de réparation cycles, une filière locale de production de cycles, et de permettre à chaque élève de pouvoir bénéficier du Savoir Rouler à Vélo à l’École. Créer un pôle régional des métiers du vélo et conventionner les associations pro-vélo pour former les stagiaires et apprentis.

- Lycée : Favoriser les déplacements domicile-établissement à vélo. Prêt ou location longue durée de vélo pour les jeunes. Stationnement vélo qualitatif au sein des établissements et aux arrêts de cars interurbains : arceaux abrités permettant d’accrocher au moins le cadre et la roue, station de réparation (pompe, outils). Intégrer un module vélo au Pass Région ou à l’abonnement transport (prêt, formation vélo-école/initiation à la réparation, adhésion à un atelier vélo). Formations du type “Code vu du guidon”, co-vélo, remise en selle.

• Étendre les réseaux pour assurer un développement harmonieux des territoires pour pouvoir aller là où les services se trouvent (à travailler avec les collectivités) et inverser la politique du tout Métropole.

• Le budget lié au transport représente un tiers du budget de la Région. Mais entre 2016 et 2020, les investissements dans le ferroviaire ont baissé de 40 millions d’euros, au profit du réseau routier. Le projet de la RN88 et les travaux en cours constituent un véritable un écocide. Ces travaux doivent donc être conditionnés au respect de la biodiversité. La politique actuelle de la région doit renoncer aux projets d'aménagement de la RN88 concernant la déviation 2X2 voies Le Pertuis - Saint-Hostien. La réalisation du projet doit être suspendue tant que les recours sur le fond ne sont pas jugés. Nous demandons que l'État s'engage à rechercher des solutions alternatives pour réduire la circulation et ses nuisances dans les communes concernées, d'en assurer le financement et la maîtrise d'ouvrage conformément aux compétences de l'État.