Discussion:Développement économique

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La crise sanitaire est un aspect de la crise systémique du capitalisme mondialisé et financiarisé qui est une des plus importantes crises connues, de par son ampleur, sa longévité et sa gravité. La course au profit immédiat met en danger le devenir même de la biodiversité, de la vie humaine, il entraîne notre planète vers l’abîme, sans aucune réflexion sur l’avenir. La volonté d’accumulation du capital sans limite, qui apparaît encore plus évidente avec la crise sanitaire creuse dangereusement les inégalités, face à la logique de rentabilité ( taux de profit), l’humain et la planète pèsent peu.

Ce mode de gestion emporte avec lui destruction d’emplois (en France en 6 mois 1 million d’emplois ont été supprimés) et développement de la pauvreté (le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté dépasse désormais les dix millions), laissant une grande partie de la population sans dispositifs d’accompagnement. L’urgence face à la crise, c’est l’emploi. La région doit être totalement mobilisée sur cette question.

Sans industrie un territoire se meurt, son attractivité se réduit dangereusement et toute politique offensive d’aménagement du territoire est impossible. Une nouvelle industrialisation de notre pays apparaît aujourd’hui d’autant plus nécessaire qu’on a vu avec la pandémie les effets mortifères des délocalisations en matière de bien essentiels. le territoire doit aussi tout faire pour accueillir des grandes entreprises dans le respect de normes sociales et environnementales Cette nouvelle industrialisation nécessite de contribuer à développer et soutenir les services publics en particulier dans les zones rurales et les quartiers que l’État a désertés depuis des années. Elle exige aussi de: - Favoriser les productions locales génératrices d’emplois non délocalisables dans l’artisanat, l’économie sociale et solidaire, l’industrie et l’agriculture et développer les circuits courts entre producteurs et consommateurs - Agir contre la baisse de la dépense publique et sociale qui réduit la commande publique aux entreprises, - Organiser un contrôle citoyen de l’utilisation de l’argent, pour l’essentiel leur argent, déposé dans les banques locales, coopératives et mutualistes, pour des investissements socialement et écologiquement utiles. -- Agir pour la création de fonds décentralisés pour l'emploi et la formation, abondés par les montants des compensations publiques aux exonérations des cotisations sociales patronales dont le CICE, qui seraient supprimées (25,7 Mds d'euros) et les subventions territoriales aux entreprises (33 Mds d'euros), ces fonds prendraient en charge les intérêts d'emprunts des investissements matériels et de recherche des entreprises locales lorsqu'ils seraient créateurs d'emplois et de qualification et répondraient aux besoin de développement des territoires. - Mettre en œuvre une offre en lien avec les départements une politique d'insertion professionnelle, construite avec les partenaires (État, pôle emploi, entreprises, associations, etc..) qui permette au plus grand nombre d'allocataires d'accéder à leur droit, de retrouver leur place dans la ville et le chemin de l'emploi. - Encourager la relocalisation et la relance d’activités industrielles. Cela passe par une contribution au développement des industries existantes en répondant au besoin de la population que ce soit en termes de transport, d’énergie, de gestion de l’eau, d’agroalimentaire, d’agriculture… - Proposer une clause de proximité dans les contrats publics afin de favoriser la production et l’emploi local respectueux de normes sociales et environnementales

== Concernant les montagnes : ==

- Stopper les projets d’enneigements artificiels.

A PROPOS DE L'ENERGIE La proposition d'Orienter les subventions aux entreprises qui se tournent vers les énergies renouvelables pose problème : en effet le énergies éoliennes et solaire à travers les modalités de rachats de ces productions essentiellement privatisées sont déjà considérablement financées notamment par la CSPE qui pèse sur la facture des consommateurs et est un véritable hold up au service du capitalisme "vert".

== chauffe-eaux solaire ==

Réorienter/favoriser les aides financières vers l'installation de chauffe-eaux solaire et non de panneaux photovoltaïques

A propos du soutien aux centrales "villageoises"

cette question doit être abordée avec quelques précautions et surtout, il ne faut pas omettre de dire que les centrales "villageoises" sont certes issues d'initiatives locales et solidaires mais produisent du solaire avec l'apport de fonds publics et revendent aussi leur électricité à EDF au prix fort. Cette perte que subit EDF est payée par tous les usagers avec la CSPE, qui est une taxe prélevée par EDF sur chaque facture et qui a augmenté de 750% depuis 2002 (2,25 centimes par KWH - soit -pour une facture moyenne d'une famille de 4 personnes- près de 300 euros annuels auxquels il faut ajouter la TVA payée même sur les taxes).

cette taxe rapporte annuellement 8 milliards d'euros payés par tous les usagers qui bénéficien pour 85% aux producteurs privés.

Il faut ajouter aussi que depuis la loi NOME de 2010 il est imposé à EDF à travers l'ARENH ( accès régulé à l'électricité nucléaire historique) de céder 20% de sa production nucléaire aux opérateurs privés, qui leur est indispensable pour assurer la continuité du service énergétique du fait du caractère intermittent des énergies renouvelables, à un prix inférieur de 20% à ses coûts de production. La charge qui en résulte pour EDF est bien sûr répercutée sur l'ensemble des usagers ce qui n'est pas sans poser problème quand on sait que 12 millions de français sont en situation de précarité énergétique.

ces deux dispositifs constituent un pillage légal au détriment de l'entreprise publique EDF et au final au détriment de ses abonnés au profit du capitalisme vert ... ou pas.

Conditionalité des subventions refusées aux entreprises travaillant dans des pays ou versant leur impôts dans des pays en lien avec le terrorisme et/ou en guerre.