Culture

De programme
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Voici nos propositions en matière de culture


• Rééquilibrer le soutien de la Région sur l'ensemble des bassins de vie pour la création et la diffusion culturelle pour aller vers une véritable démocratie culturelle qui tisse les liens étroits entre création et éducation populaire et qui permette à chacune et chacun de s’approprier les ressources artistiques et culturelles.

Créer un terreau favorable pour l’emploi culturel :

- Soutenir les entreprises culturelles et sociales Orienter les aides aux entreprises et les subventions aux créations et reprises d’entreprises vers la culture, l’éducation populaire et l’aide sociale sera une source certaine de création d’emploi dans des secteurs qui favorisent le bien-vivre des citoyens. Concernant le budget déjà alloué à la culture, il doit être rééquilibré entre petites structures et grandes institutions (voir GL events, stade OL). Les petites structures sont en effet de meilleures créatrices d’emplois, et sont souvent plus accessibles car plus locales. Il faut créer un réel maillage territorial pour que chacun ait accès à la culture près de chez soi à un coût raisonnable.

- Soutenir la production artistique et culturelle Le fonds d’intervention culturel, auparavant soutien de nombreux petits festivals et de petites salles de spectacles dans toute la région, a drastiquement baissé pendant le mandat de Wauquiez, entrainant la fermeture de ces petites structures. Un plan de relance de 32 millions d’euros a été débloqué par la Région pour les acteurs culturels suite à la crise sanitaire. Malheureusement, il est insuffisant et ne prend pas en compte les besoins des associations : nombreuses sont celles qui se sont plaintes de ne pas y avoir eu droit. Les acteurs culturels doivent être soutenus en fonction de leurs besoins pour pouvoir subsister.

- Valoriser le patrimoine et y créer des emplois Pendant le dernier mandat, il y a eu 10 millions d’euros de subventions pour la rénovation de bâtiments catholiques au nom de la préservation du patrimoine. On doit plutôt orienter ces subventions vers les musées, bibliothèques et archives régionaux pour les rendre accessibles, les mettre en valeur et y créer des emplois. Étendre le 1% culturel à tous les appels d'offres de la région pour soutenir le milieu culturel et artistique. Accompagner les artistes et travailleurs du monde culturel dans leurs démarches (droit d'exposition, droits d'auteurs, contrats, indemnisations ...) par la mise en place d'un guichet unique, d'un centre d'aides.

Combattre les inégalités d’accès à l’offre culturelle :

- Décentraliser l’offre culturelle des grandes villes tout en permettant aux habitants ruraux de bénéficier de l’offre culturelle concentrée dans les grandes villes. On doit proposer un réseau TER à la hauteur des attentes des citoyens pour favoriser les échanges culturels entre les villes, et renforcer ces échanges en offrant la gratuité du TER pour pour un, plusieurs ou la totalité des déplacements culturels (concert, festival, expositions etc.).

- Développer des lieux pluridisciplinaires en privilégiant la proximité et l'accessibilité. Faire émerger de nouveaux espaces d’expressions culturelles et artistiques dans les quartiers et en zones rurales.

• La carte Pass’Région : dynamiser les salles d’Art et d’Essai en leur réservant l’exclusivité des places cinéma jeune.

• Mise en place immédiat d’un plan d’urgence pour la culture et soutien aux festivals, proposition enseignement musical et adhésion du conseil régional au GIP-Café Culture.

• Soutenir les disciplines peu soutenues dans le monde du sport professionnel et notamment féminin. On peut aider à populariser le sport féminin en facilitant l'accès au stade par exemple.

• Soutenir les clubs sportifs en direction des jeunes : paiement de la licence 2021/2022 pour préserver le tissu associatif sportif et soutenir la pratique sportive des jeunes.

• Soutenir et développer les agences culturelles territoriales (et en créer au besoin).

⁃ Financer et soutenir la présence de : l’éducation artistique et culturelle en milieu scolaire, des lieux d’enseignements artistiques, des bibliothèques et médiathèques, des dispositifs de médiation culturelle, d’espaces pour l’expression et la pratiques amateur dans tous ses états, de lieux et dispositifs de recherche, de création et de diffusion artistiques, des dispositifs d’insertion professionnelles pour les jeunes travailleur•euses de l’art et la jeune création.

⁃ Faciliter et encourager la création de résidences d’artistes.

⁃ Créer des emplois d’intérêt régional pour le secteur culturel.

- Créer des avances de trésorerie pour les festivals avec pour obligation pour eux de payer immédiatement les intermittent-es qu’ils emploient.

• Pour la préservation du patrimoine :

- Sortir de la logique de l'appel à projet et de la mise en concurrence pour aller vers une réelle action publique.

- Mettre en place des commissions mixtes avec des élu-es, des habitants et des experts (notamment des architectes), et s’appuyer sur les associations locales pour diversifier le patrimoine à valoriser (anciennes gares, architectures d'usines…). Le patrimoine est un bien commun, il est crucial de mêler les habitant-es à sa construction et à sa préservation.

• Pour un meilleur maillage territorial des infrastructures culturelles :

- Soutenir les structures publiques existantes (par exemple salles en gestion publique).

- Multiplier ce type de structures : favoriser l’émergence d’un service public de la culture, et refuser la domination du secteur marchand. Réfléchir à un soutien aux communes pour qu'elle puissent mettre en place un tarif sur critères sociaux à destination des habitant-es de la région.

- Relancer les Coreps (comités régionaux des professions du spectacle) qui permettent un dialogue régulier et approfondi entre l’État, les collectivités, et les syndicats d’employeurs et de salariés.

• Pour l’éducation artistique et culturelle :

- Favoriser les projets des équipes éducatives en lien avec des structures culturelles publiques (théâtres, cinémas…) ou indépendantes (librairies…) via des financements régionaux.

- Soutien au financement de voyages de découverte culturelle y compris en France .

• Pour le soutien à la création artistique et la culture alternative et Populaire :

- Soutenir la culture alternative et populaire en systématisant les conventions d’occupation temporaire pour permettre et faciliter l’implantation de tiers-lieux culturels partout sur le territoire.

- Un obstacle majeur est bien souvent le prix exorbitant des loyers, c’est pourquoi nous souhaitons utiliser comme levier la “culture à loyer modéré”, en créant des financements propres et grâce à la présence de la région dans les structures qui créent du logement social (augmenter le pourcentage dédié aux travailleur-ses de l’art et aux associations). Traditionnellement le logement social comprend des ateliers d’artistes ou des ateliers-logements qui sont attribués à des demandeurs inscrits à la maison des artistes. Cela pourrait être élargi aux associations ou coopératives culturelles.

Paniers culturels en Auvergne-Rhône-Alpes : ouvrir l'horizon ! La charte des paniers culturels définit les principes suivants :

- Permettre aux artistes et aux technicien.ne.s de continuer à exercer leurs métiers, en retrouvant le contact avec tous les publics

- Permettre aux personnels administratifs par leur travail de soutenir la création

- Garantir l'autonomie et la liberté de création des artistes

- Organiser la diffusion auprès des habitant.es (en particulier celles et ceux les plus fragilisé.e.s par la crise actuelle) de performances ou de créations artistiques et culturelles originales sur des territoires urbains ou ruraux

- Soutenir la diversité artistique et culturelle

- Réussir l’articulation entre une action solidaire, humaine et artistique

- Contribuer à l’expérimentation d’un circuit-court de l'art inscrite dans une nouvelle économie solidaire alliant cohésion des territoires, enjeux écologiques et sociaux

- Offrir une juste rémunération selon les conventions collectives nationales du secteur du spectacle vivant.

Ce ne sera pas un spectacle répété depuis des semaines, ce ne sera pas le spectacle d'une compagnie ni un festival. Personne ne sait quel sera l'objet construit qui émergera de ces rencontres.

Le principe : Les artistes sélectionnés sur des critères sociaux (plus t'es en galère, plus t'es prioritaire) se rencontrent par groupe de 2 ou 3. Ils disposent de 40h de répétition pour créer une forme d'une vingtaine de minutes qu'ils joueront 5 fois dans des lieux qui ne sont pas des théâtres. Ils disposent d'un technicien et d'un chargé de production. Les lieux qui accueillent ne paient rien sauf s'ils le souhaitent.